Sous-traitants & fournisseurs
L’extrait Kbis
L’extrait Kbis est la carte d’identité d’une entreprise immatriculée au registre du commerce et des sociétés. C’est aussi le seul justificatif d’entreprise qui mentionne les procédures collectives en cours. Cette fiche détaille ce qu’il porte, ce qu’il ne prouve pas, pourquoi la règle des trois mois n’est pas une péremption réglementaire, et dans quels cas l’attestation d’immatriculation au RNE — gratuite — rend sa demande inutile.
L’extrait Kbis est le document délivré par le greffe du tribunal de commerce — ou du tribunal des activités économiques — qui atteste de l’existence juridique d’une entreprise immatriculée au registre du commerce et des sociétés. Il reprend l’ensemble des informations que l’entreprise a déclarées au greffe, et les décisions de justice qui la concernent.
Pour un donneur d’ordre, son intérêt tient à une mention que l’on ne trouve nulle part ailleurs : les procédures collectives. Sauvegarde, redressement, liquidation judiciaire — le Kbis les porte. C’est ce qui en fait autre chose qu’une pièce administrative de plus dans un dossier fournisseur.
Cette fiche traite l’extrait pour lui-même. Pour l’ensemble des pièces à réunir auprès d’un prestataire, voir le guide quels documents demander à un sous-traitant.
Qu’est-ce que l’extrait Kbis ?
C’est un extrait du registre du commerce et des sociétés (RCS), signé par le greffier. Il fait état de la situation de l’entreprise telle qu’elle est inscrite au registre au jour de sa délivrance.
Deux appellations coexistent, et la confusion est fréquente :
- l’extrait K concerne une personne physique — un entrepreneur individuel exerçant une activité commerciale ;
- l’extrait Kbis concerne une personne morale, c’est-à-dire toutes les formes de sociétés commerciales.
Dans le langage courant, « Kbis » désigne les deux. Demander « le Kbis » à un entrepreneur individuel n’a donc rien d’absurde : c’est un extrait K qu’il produira.
Ce que porte le document
Les mentions sont normées. On y trouve le nom du greffier émetteur, puis :
- l’identification : dénomination sociale, sigle, enseigne, numéro Siren, forme juridique, montant du capital, date de création et durée de la société ;
- les adresses du siège social et du principal établissement ;
- l’activité détaillée et le code APE, ainsi que le ou les noms de domaine des sites internet déclarés ;
- les dirigeants : fonction, nom, prénom, date et commune de naissance, nationalité et adresse ;
- les autorisations requises lorsque l’activité relève d’une profession réglementée ;
- les procédures collectives : l’extrait reprend les décisions du tribunal de commerce en matière de sauvegarde, de redressement et de liquidation judiciaire.
C’est ce dernier bloc qui justifie de redemander l’extrait périodiquement : aucun autre justificatif d’entreprise ne signale une procédure collective.
À quoi sert-il ?
Trois usages distincts, qu’il vaut mieux ne pas mélanger.
- Prouver l’existence juridique de l’entreprise et l’exactitude de son identité : dénomination exacte, Siren, forme juridique, adresse du siège. C’est ce qui permet de vérifier que l’entité qui signe le contrat est bien celle qui facture.
- Identifier les personnes habilitées à engager la société. Un contrat signé par quelqu’un qui n’a ni mandat ni délégation est fragile. Le Kbis nomme les dirigeants en fonction.
- Détecter une procédure collective. Un prestataire en redressement judiciaire n’est pas nécessairement à écarter — mais la décision de continuer avec lui ne se prend pas de la même façon, et elle ne se prend pas sans le savoir.
Ce qu’il ne prouve pas
Le Kbis est régulièrement présenté comme le justificatif universel de sérieux d’une entreprise. Il ne l’est pas.
- Il ne dit rien des cotisations sociales. C’est l’objet de l’attestation de vigilance Urssaf, et c’est elle — pas le Kbis — qui vous protège de la solidarité financière.
- Il ne dit rien des assurances ni des qualifications. Responsabilité civile professionnelle, garantie décennale, habilitations : autant de pièces distinctes.
- Il ne dit rien de la santé financière au-delà du judiciaire. Une entreprise peut être en grande difficulté sans qu’aucune procédure ne soit encore ouverte. L’absence de mention n’est pas une garantie de solvabilité.
- Il ne reflète que ce qui a été déclaré. Un changement de dirigeant ou d’adresse non encore inscrit au registre n’y figure pas.
Qui doit le fournir, qui doit le demander
Il est produit par l’entreprise immatriculée au RCS : sociétés commerciales, entrepreneurs individuels exerçant une activité commerciale, mais aussi sociétés civiles, qui sont immatriculées au RCS et disposent donc d’un Kbis.
Il n’existe pas pour tout le monde. Un artisan non commerçant, un professionnel libéral ou une association n’ont pas de Kbis. Leur demander cette pièce précise conduit à une impasse — et c’est l’une des causes les plus banales de blocage d’un référencement fournisseur.
Côté demandeur, n’importe qui peut obtenir l’extrait de n’importe quelle entreprise : le RCS est public. Vous n’avez pas besoin de l’accord du prestataire pour consulter son Kbis, ce qui change la façon d’organiser la vérification — nous y revenons plus bas.
Est-il obligatoire ?
La réponse dépend entièrement du contexte, et l’amalgame coûte du temps aux deux parties.
- Au titre de l’obligation de vigilance : non, pas spécifiquement. Le code du travail impose au donneur d’ordre de se faire remettre un justificatif d’immatriculation, mais la liste est alternative : extrait K ou Kbis, justificatif d’immatriculation au RNE, ou encore un devis, document publicitaire ou courrier professionnel portant la dénomination, l’adresse complète et le numéro d’immatriculation. Vous ne pouvez pas exiger le Kbis en particulier sur ce fondement. Le détail figure dans le guide des documents à demander à un sous-traitant.
- Comme exigence contractuelle : oui, si vous l’avez posée. Rien ne vous interdit d’en faire une condition de référencement dans vos conditions générales d’achat. C’est alors une exigence que vous créez, pas une obligation que vous appliquez — et elle n’est opposable que si elle est écrite.
- Auprès des administrations : de moins en moins. Les décrets du 21 mai 2021, entrés en vigueur le 23 novembre 2021, ont supprimé l’exigence de produire un extrait d’immatriculation dans 55 procédures administratives. L’entreprise y communique désormais son numéro Siren. Attention au périmètre : cette suppression vise les relations entre les entreprises et l’administration, pas les relations entre entreprises privées.
Comment l’obtenir, et à quel prix
Trois canaux, trois tarifs — et une alternative gratuite qu’il faut connaître avant de payer.
- Le dirigeant, gratuitement, via son identité numérique sur monidenum.fr, service géré par les greffes des tribunaux de commerce. C’est la voie normale lorsque c’est votre prestataire qui doit vous transmettre son extrait : elle ne lui coûte rien.
- Un tiers, sur Infogreffe : 3,06 € pour une délivrance électronique, 4,00 € par courrier.
- Au guichet du greffe : 2,44 €.
Ces montants expliquent une pratique courante et discutable : facturer au fournisseur le temps passé à réclamer une pièce que le donneur d’ordre peut se procurer lui-même pour trois euros. Lorsque la relance traîne, se procurer l’extrait directement coûte souvent moins cher que le troisième courriel de rappel.
L’attestation d’immatriculation au RNE, gratuite
Depuis l’arrêté du 29 juillet 2024, l’INPI délivre une attestation d’immatriculation au registre national des entreprises. Elle est gratuite, électronique, librement téléchargeable sur data.inpi.fr et sur l’Annuaire des entreprises, et l’INPI est seul habilité à la délivrer. Elle reprend les principales informations inscrites au RNE — Siren, dénomination, adresse, date de création, activités — et porte la Marianne de l’INPI en filigrane. Sauf preuve contraire, elle fait foi des informations qu’elle contient et qui sont inscrites au RNE au moment de sa délivrance.
Sa portée dépend de l’activité :
- activité artisanale : elle remplace l’extrait D1, qui n’a plus lieu d’être demandé ;
- activité libérale : elle remplace l’avis d’inscription au répertoire Sirene ;
- activité commerciale : elle coexiste avec l’extrait K ou Kbis, sans s’y substituer.
Conséquence pratique pour un service achats : lorsque le besoin est seulement de prouver l’existence et l’identité de l’entreprise, l’attestation RNE suffit, elle est gratuite et elle couvre tous les statuts. Lorsque le besoin porte sur les dirigeants habilités ou sur les procédures collectives, seul le Kbis répond.
Durée de validité : la règle des trois mois n’est pas une péremption
C’est le point le plus mal compris de tout le dossier fournisseur, et il mérite d’être posé nettement.
Aucun texte ne fixe de durée de validité à l’extrait Kbis. Le document est une photographie du registre à sa date d’édition. Il ne « périme » pas : il vieillit, et il devient simplement de moins en moins représentatif.
Ce qui existe, en revanche, c’est une exigence des destinataires : dans la plupart des cas, l’extrait demandé doit dater de moins de trois mois. Cette exigence est portée par celui qui réclame la pièce — une administration, une banque, un acheteur public, vous — et non par le document lui-même.
La distinction n’est pas théorique. Elle a deux conséquences opérationnelles :
- un extrait de quatre mois n’est pas « faux » ni « invalide » : il est hors de votre exigence, ce que vous devez donc avoir écrit quelque part ;
- à l’inverse, un extrait de trois semaines ne garantit rien sur les semaines suivantes. Une liquidation judiciaire peut être prononcée le lendemain de son édition.
À quelle fréquence le renouveler
Recommandation opérationnelle, distincte de toute obligation légale : aligner le rafraîchissement du Kbis sur celui de l’attestation de vigilance, soit tous les six mois, pour les prestataires actifs sous contrat. Deux raisons à cela. La première est pratique : une seule campagne de collecte au lieu de deux. La seconde tient au risque réel — un changement de dirigeant ou l’ouverture d’une procédure collective sont des événements rares, mais dont l’effet est immédiat sur la relation.
Pour les fournisseurs simplement référencés sans contrat en cours, un rafraîchissement annuel est généralement suffisant. Pour les prestations critiques — celles dont l’arrêt bloquerait un chantier ou une ligne de production — un contrôle trimestriel se justifie, et il coûte trois euros.
Comment vérifier un extrait Kbis reçu
Le Kbis circule en PDF. Un PDF se retouche, et les faux Kbis sont un support classique de fraude au fournisseur — typiquement pour faire passer un changement de coordonnées bancaires ou pour donner corps à une entité qui n’existe pas. Recevoir le fichier ne vaut pas vérification.
- Les éléments de sécurité du document. Un extrait authentique délivré par Infogreffe porte un QR code d’authentification et un code datamatrix, la Marianne en filigrane, le tampon du greffe et la signature du greffier. Leur absence, ou un rendu dégradé, suffit à écarter le document.
- Le recoupement avec une source publique et gratuite. C’est le contrôle le plus efficace, parce qu’il ne dépend pas du fichier reçu : ouvrez l’Annuaire des entreprises ou data.inpi.fr, cherchez le Siren, et comparez dénomination, forme juridique, adresse du siège, date de création et état de l’immatriculation. Un écart sur l’un de ces points appelle une explication avant tout engagement.
- La cohérence avec les autres pièces du dossier. Le Siren du Kbis doit être celui de l’attestation de vigilance, celui du contrat et celui du RIB. Le piège le plus fréquent n’est pas le faux document : c’est le vrai document d’une autre entité du groupe — la maison mère au lieu de la filiale qui exécute et facture.
- La date d’édition et les mentions de procédure collective. Elles se lisent, elles ne se supposent pas. Un extrait daté de plus de trois mois se redemande ; une mention de sauvegarde ou de redressement se traite avant la signature, pas après.
Un principe résume les quatre : ne jamais faire dépendre la vérification du seul fichier transmis par le prestataire. La consultation d’une source publique ne coûte rien et ne demande pas son accord.
Quels risques en cas d’absence ou d’extrait périmé
Le défaut de Kbis n’est pas sanctionné en tant que tel. Les risques sont ailleurs, et ils sont concrets.
- Réglementaire. Si aucun justificatif d’immatriculation n’a été recueilli — ni Kbis, ni attestation RNE, ni pièce équivalente — l’obligation de vigilance n’est pas remplie au-delà de 5 000 € HT, avec ce que cela emporte de solidarité financière.
- Contractuel. Un contrat signé par une personne sans qualité pour engager la société expose à une contestation de l’engagement. C’est précisément ce que le Kbis permet de prévenir.
- Financier. Engager une commande auprès d’une entreprise en liquidation judiciaire, c’est risquer un acompte perdu et une prestation jamais exécutée. Le coût du contrôle est de 3,06 €.
- Opérationnel. Un dossier fournisseur incomplet bloque au plus mauvais moment : le jour de l’intervention, ou à la réception d’un audit client.
- Réputationnel. Dans les secteurs où le donneur d’ordre est lui-même audité par ses clients, un dossier tiers lacunaire se transforme en réserve d’audit, puis en question commerciale.
Que faire lorsque l’extrait est trop ancien
- Vérifier d’abord si vous en avez réellement besoin. Si le besoin se limite à l’existence et à l’identité de l’entreprise, l’attestation d’immatriculation au RNE, gratuite, y répond — y compris pour les artisans et les libéraux, qui n’ont pas de Kbis.
- Se le procurer soi-même si l’enjeu est le délai. Trois euros et deux minutes contre trois relances : le calcul est vite fait pour un prestataire déjà en cours d’intervention.
- Redemander au prestataire si l’enjeu est la traçabilité. Le passage par le fournisseur reste préférable quand vous devez prouver que le dossier est tenu par la relation contractuelle, et non reconstitué a posteriori.
- Consigner la date d’édition, pas la date de réception. C’est la première qui pilote l’échéance suivante. Un extrait édité en mars et reçu en juin ne vous laisse que quelques semaines.
- Traiter les écarts avant de classer. Dirigeant différent de celui qui signe, adresse modifiée, mention de procédure : ce sont des sujets à instruire, pas des pièces à archiver.
Comment automatiser le suivi
Vérifier un Kbis une fois est simple. Le problème apparaît à l’échelle : plusieurs dizaines ou centaines de tiers, chacun avec plusieurs justificatifs, des dates d’édition qui ne coïncident jamais, et des statuts juridiques différents qui n’appellent pas la même pièce.
Quelques principes de gestion tiennent quel que soit l’outil :
- Stocker la date d’édition du document, distincte de sa date de dépôt, et calculer l’échéance à partir d’elle.
- Rattacher la pièce attendue au statut du tiers : demander un Kbis à un artisan ou à un libéral produit mécaniquement un dossier bloqué.
- Déclencher la relance en amont, et l’adresser au bon interlocuteur — le dirigeant obtient son extrait gratuitement, pas nécessairement son assistant.
- Conserver l’historique des versions plutôt que d’écraser la précédente : c’est ce qui permet de montrer, en audit, que la vérification a bien eu lieu à la date requise.
- Identifier qui valide. Recevoir un document et le valider sont deux actes différents ; sans responsable désigné, aucun écart n’est jamais traité.
Ces principes s’appliquent aussi bien à un tableur discipliné qu’à un outil dédié — le sujet est traité pour lui-même dans notre article sur le modèle Excel de suivi des sous-traitants et ses limites.
Conformity-hub centralise les justificatifs des tiers, suit leurs dates d’échéance, organise les relances et conserve l’historique des versions et des validations. L’intérêt n’est pas de stocker un Kbis de plus : c’est de savoir, sans le chercher, quels dossiers seront incomplets dans trente jours.
À retenir
Le Kbis prouve l’existence juridique d’une entreprise immatriculée au RCS, nomme ses dirigeants et signale les procédures collectives — trois informations qu’aucun autre justificatif ne réunit. Il n’a pas de durée de validité réglementaire : la règle des trois mois est une exigence du destinataire, qui doit donc être écrite pour être opposable. Il n’existe pas pour les artisans non commerçants ni pour les libéraux, qui relèvent de l’attestation d’immatriculation au RNE, gratuite et suffisante lorsque le besoin se limite à l’identité de l’entreprise. Enfin, sa vérification ne doit jamais dépendre du seul PDF reçu : le recoupement avec une source publique est gratuit et ne demande l’accord de personne.
Les informations présentées sont fournies à titre informatif et ne constituent pas un conseil juridique. Elles reflètent l’état des sources officielles citées ci-dessous à la date de dernière mise à jour de cette page.
Questions fréquentes
Un extrait Kbis a-t-il une durée de validité ?
Aucun texte ne fixe de durée de validité à l’extrait Kbis : c’est une photographie du registre à sa date d’édition. L’usage veut que, dans la plupart des cas, l’extrait demandé date de moins de trois mois, mais cette exigence est posée par celui qui réclame la pièce — administration, banque, acheteur — et non par le document lui-même. Si vous l’imposez à vos fournisseurs, elle doit figurer dans votre contrat ou vos conditions générales d’achat pour être opposable.
Comment obtenir un Kbis gratuitement ?
Le dirigeant obtient gratuitement l’extrait K ou Kbis de son entreprise via son identité numérique sur monidenum.fr, service géré par les greffes des tribunaux de commerce. Pour un tiers, l’extrait est payant : 3,06 € en délivrance électronique sur Infogreffe, 4,00 € par courrier, 2,44 € au guichet du greffe. En revanche, l’attestation d’immatriculation au registre national des entreprises délivrée par l’INPI est gratuite pour tout le monde et téléchargeable sur data.inpi.fr ou sur l’Annuaire des entreprises.
Quelle différence entre un extrait K et un extrait Kbis ?
L’extrait K concerne une personne physique — un entrepreneur individuel exerçant une activité commerciale. L’extrait Kbis concerne une personne morale, c’est-à-dire les sociétés commerciales. Le contenu et la valeur probante sont les mêmes ; seule la nature de l’immatriculé change. Dans le langage courant, « Kbis » désigne indifféremment les deux.
Un artisan ou un professionnel libéral a-t-il un Kbis ?
Non, s’il n’est pas immatriculé au registre du commerce et des sociétés. Depuis l’arrêté du 29 juillet 2024, l’attestation d’immatriculation au registre national des entreprises délivrée par l’INPI remplace l’extrait D1 pour les activités artisanales et l’avis d’inscription au répertoire Sirene pour les activités libérales. Réclamer un Kbis à ces professionnels aboutit à un dossier bloqué sans faute de leur part.
Comment vérifier qu’un Kbis n’est pas un faux ?
Contrôlez d’abord les éléments de sécurité du document — QR code d’authentification et code datamatrix, Marianne en filigrane, tampon du greffe, signature du greffier. Puis, et c’est le contrôle décisif, recoupez les informations avec une source publique indépendante du fichier reçu : l’Annuaire des entreprises ou data.inpi.fr permettent de comparer gratuitement dénomination, Siren, forme juridique, adresse du siège et date de création. Vérifiez enfin que le Siren est identique sur le contrat, l’attestation de vigilance et le RIB.
Peut-on exiger un Kbis au titre de l’obligation de vigilance ?
Pas spécifiquement. Le code du travail impose un justificatif d’immatriculation, mais la liste est alternative : extrait K ou Kbis, justificatif d’immatriculation au RNE, ou devis, document publicitaire ou courrier professionnel portant la dénomination, l’adresse complète et le numéro d’immatriculation. Vous pouvez en revanche exiger le Kbis contractuellement, à condition de l’avoir écrit.
Sources officielles
- Comment obtenir un extrait K ou Kbis ?— Service-Public (Entreprendre)
- Immatriculation au RNE : l’attestation d’immatriculation délivrée par l’INPI— Service-Public (Entreprendre)
- Rechercher un justificatif d’immatriculation d’une entreprise— Service-Public (Entreprendre)
- Les documents justifiant l’existence d’une entreprise— INPI
- Décret n° 2021-631 du 21 mai 2021 relatif à la suppression de l’exigence de présentation d’un extrait d’immatriculation dans les démarches administratives— Légifrance
- L’extrait Kbis ne sera plus demandé aux entreprises pour 55 procédures administratives— Ministère de l’Économie et des Finances
- L’authentification du Kbis et la mise en garde contre les faux— Infogreffe
- Code du travail, article D8222-5 — documents à remettre par le cocontractant établi en France— Légifrance